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Notion

📐 Coter un risque

Les principes généraux de cotation d'un risque — échelles, matrice, avant/après mesures — communs à toutes les méthodes. Chaque méthode y ajoute ses propres métriques spécifiques.

1Principe général

Coter un risque, c'est lui associer une position sur une matrice croisant généralement une dimension de gravité (l'ampleur des conséquences si le scénario se produit) et une dimension de vraisemblance ou d'occurrence (la probabilité qu'il se produise). Le niveau de risque qui en résulte guide la priorisation : traiter d'abord ce qui est à la fois grave et probable.

La cotation se fait toujours en deux temps : avant mesures (risque brut, ce que serait le risque sans aucune protection), puis après mesures (risque résiduel, une fois les barrières existantes prises en compte) — c'est l'écart entre les deux qui mesure l'efficacité réelle de la maîtrise en place.

Dans le DUERP, cette matrice porte un nom précis : V×G (Vraisemblance × Gravité). Le principe reste identique à celui utilisé dans les autres démarches d'analyse de risque — seuls le nombre d'échelons et le vocabulaire des échelles changent d'une méthode à l'autre.

2Construire une échelle de cotation

  1. Définir l'échelle de gravité — un nombre restreint d'échelons (3 à 5 en général), du plus faible au plus grave, avec une description factuelle de chaque niveau plutôt qu'un simple adjectif.
  2. Définir l'échelle de vraisemblance — de la même façon, avec des repères concrets (fréquence observée, probabilité d'occurrence) plutôt que des impressions.
  3. Construire la matrice en croisant les deux échelles, et regrouper les cases en niveaux de risque (ex. acceptable, à surveiller, non acceptable) avec une action associée à chaque niveau.
  4. Coter chaque risque avant mesures — le risque brut, situation de référence sans aucune protection.
  5. Recoter après mesures — le risque résiduel, une fois les mesures de prévention et de protection existantes prises en compte.
  6. Prioriser le traitement à partir du niveau résiduel, pas du niveau brut — c'est ce qui reste à traiter qui doit guider le plan d'actions.
Une échelle avec trop d'échelons (7, 10) donne une fausse impression de précision : la cotation d'un risque reste un jugement, rarement une mesure — 4 à 5 niveaux, correctement décrits, suffisent presque toujours à prioriser efficacement.

3Exemple traité avec EasyRisk

Section à compléter — exemple pas à pas (ex. cotation V×G d'un risque de manutention manuelle, brute puis résiduelle après mise en place d'un transpalette électrique) avec captures d'écran EasyRisk Pro.

4Erreurs fréquentes

ErreurPourquoi ça pose problème
Échelles disproportionnées entre gravité et vraisemblanceUne échelle de gravité à 3 niveaux croisée avec une échelle de vraisemblance à 6 niveaux produit une matrice déséquilibrée, où une dimension pèse artificiellement plus que l'autre.
Ne jamais recoter après mesuresLe risque résiduel est ce qui reste réellement à traiter — s'arrêter à la cotation brute revient à ignorer l'effet des mesures déjà en place.
Coter en groupe sans traçer les critèresUne cotation collective sans grille explicite dérive vite vers un consensus mou, difficile à justifier et à reproduire d'une année sur l'autre.
Changer d'échelle d'une année sur l'autreUne échelle instable rend impossible la comparaison de l'évolution du risque dans le temps — un DUERP a vocation à être suivi, pas juste photographié.

5Pour aller plus loin